Iosuha


autrices/auteurs, poésie / Sunday, January 5th, 2020

Mieux connu sous son nom de scène, Ioshua, Josué Marcos Belmonte était un écrivain, illustrateur, designer, dj, éditeur, journaliste et un ardent militant de l’autogestion culturelle et de la libre identité des personnes. Il a composé de la musique et réalise trois documentaires (1716, Klaudia avec K et l’autobiographique Ioshua pas mort 2004-2009). Entre 2010 et 2014, il a dirigé sa propre maison d’édition, Wachodelacalle.

En tant qu’écrivain, il a publié plusieurs livres :  Pija  Birra  Faso (2009), Loma Hermosa (2009), Clasismo Homo. Política de géneros, identidad y revolución (2010), En la noche (2010), Los sentimientos (2011), Malincho (2012), Las penas del maricón (2012), Campeón (2013) y El violeta es el color del odio (2013); en plus des fanzines, des plaquettes de poésie et de multiples compilations dans différentes maisons d’édition; Il a également participé à de nombreuses anthologies.

En tant qu’illustrateur, il a créé la bande dessinée Cumbiagei en 2006, dont il a publié deux dessins animés, compilés dans les éditions Cumbiagei. Il a laissé inédit un carnet de croquis avec le titre Kapo. Au cours de ses derniers mois de vie, il a activement travaillé sur le projet Yo no hice nada, une exposition-livre de dessins contre la répression policière.

Il est décédé en juin 2015 à Mariano Acosta.

Interview de Ioshua en espagnol non sous-titrée de 2014 :

One Reply to “Iosuha”

  1. Découvert récemment après qu’un exemplaire de Los Putos soit arrivé par le plus grand des hasard entre mes mains, je sors de ma rencontre avec les écrits de Ioshua profondément émue et bouleversée. Ses poèmes comme ses cours romans montrent une nouvelles fois la nécessité de ne pas se satisfaire de lire les écrits d’une gauche lgbtqia+ évoquant des réalités qui ne sont pas les leurs et de remonter à la source, s’imprégner des réalités et des problématiques des personnes concernées. On applique pas ici les théories pseudo psychologique du lien entre détresse et la vie sexuelle agitée, chacun de ces clichés et démonté un pzr un avec douceur, sincérité, une langue absolument divine que cette édition bilingue m’a permis d’apprécier. La traductrice a fait un travail monstre que je tiens cependant à saluer.
    Une affection infinie pour ce poète qui m’accompagnera désormais et ne manquera pas de m’inspirer tout en me rappelant de ne jamais prétendre parler à la place de qui que ce soit.

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